Échec en PASS ou en LAS 1 : comment fonctionne la seconde chance
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Échec en PASS ou en LAS 1 : comment fonctionne la seconde chance

Victoire• 25/09/2026 12:04• 7 min de lecture

Les résultats sont tombés, l'admission en filière de santé n'est pas au rendez-vous, et la première réaction est souvent la même : recommencer l'année. Ce n'est pas possible.

Une seconde possibilité existe pourtant, et elle fonctionne différemment. Elle est moins connue, se prépare autrement, et se décide vite. Voici ce qu'il faut en savoir.

La règle : pas de redoublement, mais une seconde candidature

Ni la voie spécifique, ni la première année de Licence accès santé ne peuvent être redoublées. Un étudiant non admis ne refait donc pas la même année dans les mêmes conditions.

En revanche, il conserve une seconde candidature aux filières médecine, maïeutique, odontologie, pharmacie et kinésithérapie. Elle s'exerce depuis la deuxième ou la troisième année de licence, en suivant à nouveau les enseignements de l'option santé et en repassant l'épreuve orale.

Cette candidature est la dernière : le nombre total de tentatives est limité à deux au cours du cursus de licence. Autant dire qu'elle se prépare autrement qu'en espérant que l'année se passe mieux.

C'est le raisonnement qui conduit beaucoup d'étudiants à s'organiser dès l'été. À Besançon, la préparation LAS 2/3 de Bersot Formation s'adresse précisément aux étudiants inscrits en deuxième ou troisième année à l'Université de Franche-Comté, sur les deux volets qui décident de cette tentative : l'ensemble des matières de l'option santé, et la préparation aux oraux. Le tutorat universitaire reste par ailleurs accessible et complémentaire.

La condition préalable : avoir validé son année

Point essentiel, et souvent découvert trop tard : la seconde chance suppose de poursuivre son cursus de licence.

Un étudiant qui a validé son année passe en deuxième année — dans la mineure choisie s'il venait de la voie spécifique, dans sa majeure s'il venait d'une LAS — et peut candidater à nouveau depuis cette position. Un étudiant qui n'a pas validé son année ne se trouve pas dans cette situation et doit envisager une réorientation.

D'où un conseil qui vaut pour toute l'année de première année : ne jamais sacrifier la validation de sa licence à la seule course aux places en santé. La licence n'est pas un accessoire, c'est le support de la seconde tentative.

Ce qui change par rapport à la première fois

Trois différences méritent d'être anticipées.

La licence devient plus exigeante. Une deuxième année est plus dense qu'une première, avec davantage de spécialisation et un niveau d'attente supérieur. Elle ne se mène pas en pilote automatique pendant que l'on se concentre sur la santé.

Les enseignements de santé se travaillent en autonomie. L'encadrement est généralement plus léger qu'en voie spécifique. Il faut se fixer soi-même les échéances que personne n'imposera.

L'oral prend un poids déterminant. C'est l'exercice le plus souvent négligé lors de la première tentative, et celui sur lequel la marge de progression est la plus grande. Il s'améliore par la répétition devant un interlocuteur, pas par la relecture.

L'erreur d'analyse la plus fréquente

Beaucoup d'étudiants abordent cette seconde tentative en se disant qu'ils connaissent désormais le programme et qu'ils partiront donc avec de l'avance.

C'est partiellement vrai, et insuffisant. Les candidats qui échouent une seconde fois sont rarement ceux qui manquaient de connaissances : ce sont ceux qui ont refait la même année avec la même méthode.

Avant de reprendre, une évaluation honnête s'impose. Qu'est-ce qui a réellement manqué la première fois ?

  • Du temps de travail : le plus simple à corriger, et le moins fréquent.
  • Une méthode d'apprentissage : relecture passive au lieu de tests, fiches recopiées plutôt qu'utilisées.
  • Une capacité de tri : tout appris au même niveau, sans hiérarchiser ce qui tombe.
  • La gestion du temps en épreuve : connaissances acquises mais restitution incomplète.
  • L'oral : sous-estimé, préparé tardivement.

Chacune de ces causes appelle une correction différente. Travailler davantage ne répare que la première.

Le calendrier de la seconde tentative

  • Juillet et août : décision, inscription universitaire et mise en place de l'accompagnement.
  • Septembre : reprise des cours de licence et des enseignements de santé, en parallèle.
  • Premier semestre : consolidation, avec des tests réguliers pour vérifier que la méthode a changé.
  • Second semestre : montée en charge sur la préparation de l'oral.

L'essentiel se décide donc l'été, avant même la rentrée. Une décision prise en novembre laisse une année amputée.

Le plan B, cette fois, doit être assumé

Puisqu'il s'agit de la dernière tentative, la question du parcours en cas de non-admission n'est plus théorique.

C'est le moment de regarder sérieusement la licence dans laquelle on est inscrit : mène-t-elle quelque part qui me convient ? Existe-t-il, dans ce champ, des débouchés vers les métiers de la santé par d'autres voies — recherche, ingénierie biomédicale, psychologie, activité physique adaptée ?

Un étudiant qui aborde sa seconde tentative avec un plan B réellement choisi travaille souvent mieux qu'un étudiant qui joue tout sur une seule issue. La pression baisse, et la lucidité augmente.

En résumé

L'échec en première année n'est pas la fin du parcours, mais il en change les règles. Il n'existe pas de redoublement, seulement une seconde candidature depuis la deuxième ou la troisième année de licence, conditionnée à la validation de l'année écoulée.

Cette tentative étant la dernière, elle mérite un vrai diagnostic plutôt qu'une simple reprise. Ce qui a manqué la première fois est rarement le volume de travail — et c'est pourtant la seule chose que la plupart des étudiants décident d'augmenter.

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